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Tokyo Vice – Jake Adelstein

On m’a conseillé ce livre lorsque j’étais en quête de nouvelles histoires.
Tokyo Vice.
Un bouquin qui a piqué ma curiosité, car c’est un roman non-fictionnel.

Je considère qu’il n’y a rien à spoiler, mais quoiqu’il arrive, ne vous inquiétez pas, je ne dévoile rien d’important.

Synopsis : En 1993, Jake Adelstein est le premier occidental à être embauché dans le journal Japonais le plus vendu au monde : le Yomiuri Shunbun. Il nous raconte comment sa carrière de petit journaliste qui couvre les plus petits cas est passé de grand journaliste spécialisé dans les Yakuzas. Au péril de sa vie, il va vouloir publier un scoop, non sans s’attiser les foudres des plus grands malfrats du Japon…

J’ai eu énormément de mal à rentrer dedans, car il y avait beaucoup de mots que je ne connaissais pas, beaucoup d’informations importantes dès les premières lignes. J’étais dans le métro et avec tout ce bruit que mes écouteurs avaient du mal à couvrir malgré la musique aléatoire qui passait, j’avais du mal à me concentrer.
C’est une fois que Jake Adelstein se met à nous raconter son entrée dans ce grand journal quotidien que mon intérêt ne faisait plus cas des joueurs d’accordéons dans le métro.
Chaque chapitre est un cas particulier que ce dernier a dû traiter avec le même intérêt pour le petit vaurien qui a essayé de voler une épicerie que le Yakuza qui fait chanter les vendeurs à la sauvette pour 50% de leur vente.

Avec ce livre, on ne voit plus le Japon comme on peut le penser. On imagine un Japon ouvert d’esprit, amusant et mignon dans tout ce qu’il entreprend. Des Japonais travailleurs, accueillants. On est loin d’imaginer l’importance de la présence des Yakuzas dans ce pays.

J’ai adoré la manière dont Adelstein avait écrit son histoire, presque dans les moindres détails. Certes, c’est romancé – mais il nous explique qu’il a tenu un journal afin de ne perdre aucune information afin de pouvoir être le plus transparent possible avec lui-même et ses lecteurs potentiels.
Le fait de savoir que c’est réellement du vécu – pour la plupart des choses – rend la lecture encore plus immersive qu’une lecture d’un roman fictionnel. On a des lieux réels, de vraies dates et même de vrais noms.

C’est un livre écrit avec plein de risques. Même si les années sont passées, un risque semble toujours présent. Un risque vital.

On pourrait penser que l’auteur se jette des fleurs en se présentant comme journaliste hors pair dans son domaine, mais il n’y va pas de main morte pour décrire ses pensées noires, son comportement de gougeât et surtout, il montre bien que son travail est une grosse partie de sa vie et qu’il vivait pour son travail de journalisme.

Je salue le courage de sa femme de l’avoir soutenu, fait la séparation de l’homme et de la personne qu’il était au travail (car oui, il allait dans des bars à prostitués et était client malgré lui pour le travail). Il a réussi à fonder une famille alors que tout le monde dans le milieu lui disait que c’était du quasi impossible.

CONCLUSION

C’est une véritable dénonciation de la place des Yakuzas au Japon mais également de la puissance qu’ils ont même au-delà des frontières.
Jake Adelstein nous montre son histoire avec la plus grande sincérité possible et arrive à nous l’expliquer en nous amenant avec lui.

Note : 9/10

J’ai adoré lire une véritable histoire sous forme de roman. Savoir que tout était vrai – pratiquement – rendait la chose plus folle que jamais.
C’est un livre qui nous parle du métier de journaliste et de l’histoire du Japon tout en étant instructif et personnel.

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