The Witcher (Série S1) – Lauren Schmidt Hissrich

The Witcher. Sacrée série que j’ai regardé de force. Oui, encore une… Elle ne me disait rien malgré tout l’engouement qu’il y avait eu autour d’elle lors de sa sortie. Pourtant, en entendant ce fort intérêt pour la trame narrative qui semblait sortir de l’ordinaire, ça aurait pu me donner envie… C’est seulement un an après sa sortie que je me suis enfin décidé à la regarder (accompagné par le harcèlement de mon copain, qui persévérer depuis, pour que je la regarde…)

Sortie en décembre 2019, cette série réalisée par Lauren Schmidt Hissrich est aussi l’adaptation de la saga Le Sorceleur, écrite par Andrrzej Sapkowski (de 1986 à 2013).

Je vous conseille d’avoir vu la saison 1 avant de lire. Je n’y spoile pas grand chose, mais quand même la finalité… Donc bon, oui, si je spoile carrément en fait.

Synopsis : Un chasseur de monstres mutants, Geralt de Riv se bat pour trouver sa place dans un monde où les humains s’apparentent à ceux qu’ils chassent. Mais sa destinée aura l’allure d’une jeune princesse, blonde aux yeux clairs…

Il faut savoir que je n’ai pas du tout jouer aux jeux vidéo et par conséquent, je n’ai pas le comparatif. Ni avec les livres, que je n’ai pas lus non plus. Donc c’est vraiment un avis sur la série, individuellement !

Je suis globalement contente d’avoir vu cette série pour enfin comprendre la raison des avis divergents la concernant. J’avais déjà été mise au courant qu’il y avait une chronologie bien particulière et je pense que le fait de savoir cela m’a aidé à l’apprécier. Un point non négligeable aussi à vous préciser, c’est que mon copain, l’ayant déjà vu à largement pu m’aiguiller lorsque je manquais une information pour comprendre la chronologie de la trame narrative. Ce parti pris est, pour moi, un gros risque. On peut y trouver un charme, mais je pense que les seuls qui ont pu vraiment aimer cette chronologie sont les personnes qui ont compris toutes seules et qui ont sentis leurs égos être flattés. Même s’il n’est pas non plus nécessaire d’avoir bac +8 en écriture ou en mathématiques, je ne vois que très peu de raisons d’avoir fait ce choix mis à part le casse-tête que ça donne et l’obligation de suivre à 200% chaque dialogue, chaque visage et chaque situation pour ne pas louper le coche.

Un point qui m’a gêné dans le visionnage durant tous les épisodes, les effets spéciaux. Je ne suis pas une experte à ce niveau-là, mais… Pour le peu qu’on voit des monstres (alors que, rappelons-le, Geralt (joué par Henry Cavill) est censé être un chasseur de monstre, mais bon, soit), j’aurai beaucoup apprécié que ces monstres soient monstrueux, flippants et un tant soit peu « réalistes » dans la mesure du possible. Le seul monstre qui a pu me donner l’impression d’en être un plutôt qu’un effet loupé sur After Effect était la Strige.
Au-delà des monstres et autres créatures fantastiques plus ou moins réussis qu’on pouvait croiser durant l’histoire, le côté kitsch de certains visuels de pouvoirs dont été dotés les Mages ou encore le Witcher lui-même, m’ont vraiment plus fait rire qu’autre chose. Trop, kitsch, dom-ma-ge. Heureusement, ce n’était pas le cas de tous.

Mis à part ce côté visuel que je n’ai pas vraiment apprécié, les décors, les lieux de tournage, les costumes, la colorimétrie, je n’ai eu aucun souci pour accrocher. Même si je mets un petit bémol sur les yeux de couleur que chaque personnage pouvait avoir… Bon, vous me direz, à part mettre des lentilles ou passer ça au montage, il n’y a pas trop le choix… A moins de trouver un super acteur aux yeux orange naturellement.
La bande originale est belle, magnifique, heureusement qu’elle permet de se mettre dans l’ambiance de la série.
J’ai adoré l’humour présent également. Plus ou moins léger, contraste toujours avec la situation dans laquelle se trouve le personnage que nous suivons. Bien dosé, bien rythmé, j’adore, j’adhère.
Le petit plus reste pour moi les combats à l’épée. J’étais à fond dedans, ils étaient vraiment bien faits et pas du tout ennuyeux. On voit qu’ils ont bien chorégraphiés leurs combats et que ce n’était pas du tout quelque chose « d’optionnel » et de seulement à but visuel. Ils étaient bien plus qualitatifs que les combats aux pouvoirs, aux « champs de forces » et télékinésiques. Peut-être aussi plus facile de les réaliser…

L’univers est, je pense, bien représenté bien qu’il doive avoir énormément de différence entre les livres, le jeu vidéo et la série. En même temps, avec tant de supports différents, il ne peut pas y avoir de ressemblance absolue. Ayant déjà joué à World of Warcraft (bien que paaaaaas du tout une adepte parce que je suis vraiment nulle), c’était marrant de voir ce système de quête lorsqu’on rencontre un nouveau personnage avec Geralt, de voir la même ambiance que WoW, de voir les mêmes natures de personnages (Mage, Witcher, Elfes, Nains, Humains…).
Peut-être est-ce pour cela que le choix de la trame narrative non chronologique est intéressant. Je pense que si celle-ci l’était, on aurait eu une histoire beaucoup plus platonique que ce que nous offre Lauren Schmidt Hissrich. Oui, parce qu’avouons le nous, il n’y a pas de dialogue à couper le souffle, de profondeur de personnages, de situation inattendues…

Je dirai même que je n’avais pas l’impression de suivre la résolution de la « quête principale » de la série ; qui est donc que Geralt retrouve Ciri (jouée par Freya Allan). J’avais l’impression de regarder des quêtes optionnelles, parfois barbantes du début à la fin. Rendre le spectateur impatient n’est pas une mauvaise chose, en revanche, il faut savoir le faire avec parcimonie. J’ai littéralement l’impression d’avoir regardé un prequel de la réelle série The Witcher, qui serait donc représentée par la saison 2 qui arrive très prochainement.

CONCLUSION

Un monde à part entière, dans lequel on apprécie être immergé. Rappelant les RPG, il y a bien évidemment un public visé. Mais, comme pour beaucoup d’autres séries (notamment Game of Thrones), tout le monde peut trouver sa part (à partir du moment où on aime bien le fantastique quand même !)
Un visuel intéressant bien que parfois décevant, les acteurs ne sont pas mauvais. En revanche, si vous voulez une histoire bien définie, passez votre chemin.
Imaginez devoir aller d’un point A à un point B… On nous a fait passer par la porte A1, le pont B3, la colline C5 et la plaine D16, avant d’arriver au B tant attendu. Et encore ! Quand vous y êtes on vous demande d’attendre sur le pas de la porte.

Note : 6/10 

Il y avait Superman en acteur principal, forcément, ça m’a donné envie de la regarder.
Blague à part, je suis restée sur ma faim, en espérant avoir un niveau plus haut en terme visuel comme scénaristique dans la saison 2, que j’attend de pied ferme.

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