The Haunting of Bly Manor – Mike Flanagan

Après avoir visionné The Haunting of Hill House l’année dernière, c’est donc tout à fait normal que je me mette à regarder The Haunting of Bly Manor.

Synopsis : Après le décès de leurs parents, Flora et Miles qui vivent dans un grand manoir avec leur gouvernante et le reste des employés de la famille voient arriver une nouvelle venue ; Dani Clayton, jeune institutrice engagée par l’oncle de ces derniers.
La jeune femme découvrira au fur et à mesure que chaque habitant de la demeure cache un secret et d’effrayantes apparitions viennent la hanter.  

La première saison était à mon sens très bonne. C’est globalement ce qui en est ressorti dans ma critique, que vous pouvez retrouver juste ici :

The Haunting of Hill House – Mike Flanagan

Je m’attendais donc à voir une seconde saison du même ressort. J’avais regardé la bande annonce du coin de l’œil, sans pour autant essayer de déchiffrer ce qui nous été montré. Je me suis dit, au vue de la reprise des mêmes acteurs que la saison 1, c’était une suite. (de manière chronologique ou non).

C’était avec étonnement que j’ai compris au début du visionnage de l’épisode 1 qu’ils avaient certes repris les mêmes acteurs, mais pas du tout les mêmes personnages. C’est à la manière d’American Horror Story – où les saisons ne se suivent pas (bien que complémentaires), sont indépendantes les unes des autres mais reprennent les mêmes acteurs qu’aux saisons précédentes. Au final, bien que j’avais plutôt hâte de retrouver les personnages de la S1, je me suis dit, et pourquoi pas ?

Pour commencer, je dirai qu’il ne faut pas regarder cette série dans l’unique optique d’avoir peur, car même si l’ambiance et la réalisation reste similaire, ainsi que les codes de l’horreur restent, vous n’allez pas avoir de grands frissons. Je vous conseille plutôt de regarder la première saison ou carrément un film d’horreur classique.

Comme il est dit : Ce n’est pas une histoire de fantôme, mais une histoire d’amour.

La narration est totalement différente de la première saison. Dans cette dernière, nous avons des éléments dont nous ne pouvons pas comprendre l’origine et progressivement – sans pour autant que le rythme monte très haut – nous assemblons les pièces du puzzle.

Le rythme assez long, mais avec un tempo qui ne permet pas de s’ennuyer de par le côté dramatique des personnages et tous ces petits éléments mystérieux qui arrivent de part et d’autres de l’épisode.

On est sur une ambiance beaucoup plus calme que la première saison où celle-ci était beaucoup plus stressante. Ici, nous avons plus de la compassion pour les personnages, qui sont eux-mêmes rongés par leur propre sentiment de culpabilité, de deuil ou encore de colère. C’est une saison beaucoup plus humaine, qui met un peu plus sur le côté le genre de l’horreur. Malgré la dureté des épreuves que tous ont traversé, le rendu est poétique et remplie de nostalgie. Ça rend l’histoire plus douce, et puis surtout si on est une grande peureuse, c’est totalement le genre de série qu’on peut se permettre de regarder toute seule à la maison… Même si j’ai crié quelques fois, bien évidemment.

L’histoire est très bien menée, malgré certains moments assez téléphonés, ça ne m’a pas dérangé plus que cela. En revanche, j’ai trouvé que le rythme de l’épisode 9 – et donc le dernier épisode de la saison 2 – était trop bancal pour apprécier pleinement le fin mot de l’histoire. C’est bien, c’est joli, mais ça va trop vite au début pour avoir un dénouement trop long, lent et surtout trop attendu.

La bande originale est une très bonne chose dans ce genre de série. En plus d’être très belle et poétique, elle nous permet de nous plonger à 200% dans l’histoire que nous propose Mike Flanagan. (Histoire non originale cependant, puisqu’il s’agit d’une adaptation de Le Tour d’Écrou, nouvelle de Henry James. (1898) ) C’est également avec plaisir qu’on retrouve la musique originale de la série de The Haunting.

Petit point d’honneur pour terminer… Même si les jumpscares et le genre de l’horreur moins intense que la saison précédente, il y avait toujours nos amis les esprits errants dans le background pour nous faire quelques petites frayeurs et ça, c’est toujours bon à prendre ! Cependant moins présent, mais quand on a l’œil qui ripe dessus dans le vouloir, on a le petit frisson qui nous parcoure l’échine, ne nous mentons pas !

CONCLUSION

Une saison 2 à la hauteur d’une suite de The Haunting of Hill House. Souvent déçue par les saisons qui suivent, ça n’a pas été le cas et pourtant ; ça n’est pas la même ambiance malgré une réalisation similaire et les mêmes acteurs, le message n’est pas le même et le genre horreur y est moins présent. D’ailleurs, les deux saisons n’ont pas les mêmes réalisateurs et je suis fort étonnée de ne pas vraiment avoir senti de différence à ce niveau là… Après, je ne sais pas si c’est une bonne chose…

Note : 7/10

Bonne série (considérée comme à part entière plutôt qu’une saison 2), bon moment avec pas mal d’émotion. Seulement 7/10 en revanche, car moins étonnée par le déroulement des évènements mais agréablement surprise concernant la beauté de l’histoire qui nous vient tout droit de l’année 1898.

bon, j’arrive pas à mettre l’image en petit, donc voilà.

Maï-Li

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *