Soul – Peter Docter & Kemp Powers

Petit film d’animation que j’avais très envie de voir dès sa sortie. Par flemme, j’ai tardé jusqu’à mi-janvier pour le voir. Il me fallait Disney Plus pour le voir et The Mandalorian S2 me faisait aussi de l’œil alors, je n’ai pas plus hésité. Film que j’ai vu en VF et non en VO tout simplement car je préfère regarder les films d’animation (et non pas les animes…) en VF. Et puis, voix de Camille Cottin, Omar Sy, Ramzy Bedia, moi je ne crache pas dessus et mes oreilles non plus !

Soul est un film Disney Pixar sortie le 25 Décembre 2020 et réalisé par Peter Docter et Kemp Powers.

Attention, spoilers !

Synopsis : Professeur de musique dans un collège, Joe Gardner aspirait à autre chose : devenir musicien dans un groupe de Jazz. Obtenant la place d’un pianiste dans un groupe, il provoque un accident à cause de l’euphorie et de la joie dans laquelle il était et tombe dans le coma. Son âme se dissocie de son corps et se retrouve au « You Seminar », un centre où les âmes se développent et trouvent une passion qui leur corresponde avant de partir sur Terre et rejoindre un enfant nouveau-né. Joe cherche à tout prix à retourner dans son corps afin de vivre son rêve, mais il croisera 22, une âme à la vision sombre de la vie, qui tarde à trouver une raison pour aller sur Terre…

Je ne vais pas me pencher plus que ça sur la réalisation, tout simplement car je ne m’y connais pas du tout en termes techniques d’animation. C’était, d’un point de vue esthétique très joli, doux et qui nous met dans une ambiance agréable au fil des scènes qui passent. Ils ont su aussi nous transmettre la panique et la peur à certains moments, rien qu’avec les couleurs et les dessins. D’ailleurs, ce n’est pas sans nous rappeler l’ambiance de Vice Versa, produit par la même production.

Il n’en reste le sujet plutôt bien travaillé et surtout, qui permet de voir ce qu’est la Vie de manière différente, que la société peut parfois nous imposer.

C’est un sujet qui me tenait à cœur, qui de base m’intéresse grandement. Notre mission de vie, qui nous-sommes, ce que nous sommes ainsi que toutes ses variantes.

Il est vrai qu’une partie de moi-même pouvait se reconnaître là-dedans, du moins au premier abord. J’ai tendance à mener une vie remplie de projets, parfois qui aboutissent, parfois pas. C’est un peu le même procédé dans le film, où on semble nous expliquer lorsque nous arrivons à You Seminar, qu’il faut absolument une passion, un grand « projet de vie » pour réussir sa vie. 22 (la petite âme dont la voix est interprétée par Camille Cottin) qui est là depuis des années (au point de ne plus les compter) – n’a toujours pas trouvé sa « raison de vivre » pour pouvoir aller sur Terre. Elle a pourtant rencontré l’âme de « passionné » tel que Mère Thérèsa, Nicolas Copernic ou encore Marie Antoinette. Elle va se trouver avec Joe, qui ne comprend pas ce qu’il fait là et qui ne souhaite qu’une chose : retourner sur Terre.
Cela va intriguer 22… Voilà plusieurs années qu’elle cherche à trouver ce qui l’anime, et elle rencontre une âme qui a déjà vécue sur Terre et qui semble vouloir qu’une seule chose : y retourner à tout prix. Elle va vouloir savoir pourquoi et donc le suivre dans sa quête.

Au final, on comprend au fil des scènes et des péripéties de nos deux compères une simple morale : la vie, c’est profiter de chaque instant. Il ne s’agit pas de juste faire une checklist et de cocher chacune des cases pour savoir si on a réussi notre vie.

Bien, maintenant que j’ai résumé en quelques lignes la morale de l’histoire…

Personnifier un concept tel que les âmes n’est pas un premier essai pour cette production. Avec notamment le film Là-haut (2009) qui parle du deuil, Coco (2017) de la mort, ou encore des sentiments bien plus abstraits tels que Vice-Versa (2015), ou Monstres & Cie (2002). C’est donc avec le sourire que j’ai regardé ces petites âmes à l’aspect de petits fantômes ou de petites gouttes d’eau s’afférer à la tâche de trouver le sens de la vie.

C’était sans compter l’humour qui était léger mais pas des moindres. Il permettait de rythmer certains passages et c’était tout à fait appréciable. Mais je dirai que les films Pixar sont toujours rythmés ainsi, alors c’était sans surprise que j’ai retrouvé ce côté-là avec plaisir. J’ai adoré retrouver les Michel qui se trouvait à You Seminar, qui me rappelaient beaucoup l’émission Faux Raccord d’Allo Ciné.  (D’ailleurs, j’aurai trop aimé qu’ils choisissent les voix de Vincent Garnier et Yoann Sardet pour les faire !)

Je ne vais pas tergiverser, mais j’ai été déçue de la fin. Pourquoi ? Parce que je m’attendais à savoir ce qu’allait devenir 22 lorsqu’elle finirait par aller sur Terre. Cependant, puisqu’elle représente à la fois « tout le monde » et « personne », c’est probablement normal qu’on laisse court à notre imagination pour savoir ce qu’elle est devenue. En revanche, on a passé 1h30 de film avec elle, c’est vrai que j’aurai aimé plus de finalité. On a passé le film entier à chercher ce qui lui correspondait, pour au final… Rien nous donner. C’était assez frustrant. Mais encore une fois, c’était dans la logique de la morale… Donc, est-ce que je ne râlerais pas pour rien ?

Je n’ai pas non plus accroché à la bande originale qui nous a accompagnée tout le long du film. Les passages Jazz sont bien évidemment très appréciables et dans le thème, mais le reste, je l’ai trouvé trop neutre pour un sujet bien trop profond. Bien que la mélancolie et la nostalgie nous étaient transmis par la symbiose image/musique, je doute que cette dernière ait réellement apportée beaucoup.

CONCLUSION

Les voix prêtées par ses acteurs français étaient vraiment plaisantes à entendre et à accompagner les petits personnages qu’on suivait tout le long du film. Une ambiance à la fois Jazzy et douce, avec des couleurs pétillantes qui reflètent bien les films de Pixar, c’est un petit moment « heureux » qu’on peut s’octroyer en regardant un film comme celui-ci.

Note : 6/10

Ça n’a pas été mon film préféré de Pixar, car il ne m’a pas transcendé. Pourtant, au vu du sujet, il aurait pu, et pas qu’à moitié. Ça reste un bon moment à passer, si on veut regarder quelque chose qui ne nécessite pas de faire travailler tous nos neurones en même temps.

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