Critiques,  SERIES

Sex Education – Laurie Nunn

Le titre m’a attiré, donc j’avais très envie de voir ce que cette série pouvait donner dès sa sortie. Malgré son aspect Teenage Serie et au vu de sa réalisation et du sujet, je me suis dit : Et pourquoi pas ?

Synopsis : Otis, jeune homme toujours puceau mais très informé sur le sujet grâce à sa mère sexologue, fait rapidement duo avec Maeve, jeune femme rebelle dans l’âme, dans la création d’une thérapie sexuelle clandestine au sein de son établissement scolaire.

J’ai regardé 2 épisodes de la saison 1 avant de laisser tomber. Je trouvais ça irréaliste, trop burlesque et surtout hyper malaisant.
Lorsque la saison 2 est sortie, mon copain (oui, encore lui) a dévoré la série. Je l’entendais rire à gorge déployée, disant que cette série était ultra bien faite et originale. Mouais, j’y crois pas trop de mon côté. Mais ça a réussi à m’intriguer.

Je fini par de nouveau repartir au début de la saison 1, et quelle surprise : j’aime beaucoup. C’est drôle, burlesque (visiblement une qualité comme un défaut), et parle de sujet tabou d’une manière intéressante.

Je n’en suis pas moins mal à l’aise cependant. J’ai horreur des quiproquos, des malaises entre personnages, avec effet de groupe… Je fini toujours par zapper ou juste arrêter de visionner ce que je regarde. Je pars du principe qu’une série est faite pour profiter et passer un bon moment et pas pour se cacher sous les draps pour ne pas se sentir hyper mal à l’aise.
Heureusement que je ne regardais pas ça seule – car oui mon copain a tenu à la voir une seconde fois – et je pense que c’est ça qui m’a tenu. De la voir plus en rire que se crisper m’a forcément aidé à me détendre. Sinon, j’aurai abandonné.

J’ai trouvé la réalisation des deux premiers épisodes différents des autres. C’était fait de manière : un cas / un épisode. Avec une storyline à côté sur les deux personnages Otis et Maeve. Du déjà vu qui ne m’a pas tant conquis.
Mais ! La suite m’a beaucoup plus plu. On nous fait voir plusieurs personnages, différents, avec chacun leur caractère, leur défaut et leur qualité au fil du temps.

Le genre burlesque est présent, les personnages peuvent être très théâtral (comme le personnage de Lily, par exemple). Les acteurs ont tous leur genre, leur type de physique et la pluralité des genres est vraiment fantastique.
Les personnages sont aussi caricaturaux mais la série joue de ça pour les rendre ensuite profonds et contourne les clichés d’une belle manière.
Il y a : Le puceau, la rebelle, le gay refoulé, le gay affirmé, la blonde, le groupe de populaires imbuvables, la bizarre, la lesbienne qui se découvre, etc… Je suis sûre qu’on en a tous connu au moins un, plus jeunes à l’époque du collège/lycée.

Petit plus pour probablement mon personnage préféré : Adam Groff, joué par Connor Swindells, qui n’est autre que le fils du principal, connu et populaire pour avoir un gros pénis et bien s’en servir.

Malheureusement, étant fumeur de beuh, il n’arrive plus à bander et c’est ainsi qu’il va avoir des problèmes de couple. Par la suite, il va réagir d’une manière disproportionnée et va s’exhiber en pleine cantine. Et là, les emmerdes commencent… Adam est un jeune homme meurtri par sa propre vie de famille. Une mère qui l’aime plus que tout mais elle-même mal dans sa peau et un père très dur et strict qui ne le laisse pas faire ce qu’il souhaite et ne lui montre aucun intérêt, aussi petit soit-il. De plus, il joue les durs à cuire mais c’est un garçon tendre qui cherche encore son orientation sexuelle.

Entre la saison 1 et 2, c’est le personnage qui a le plus évolué dans la série et c’est une des raisons pour laquelle je regarde encore la série avec intérêt.

Soit disant passant, la storyline entre Maeve et sa mère toxicomane est très bien écrite aussi.
Je trouve que, globalement, il y a une sincérité dans chacune des histoires et qu’elle déjoue beaucoup de clichés. Typiquement, on pourrait croire qu’une sexologue à une vie sexuelle parfaite avec son homme, mais que neni !

La réalisation par contre, je la trouve vraiment fraîche, hyper réfléchie et super coloré ! Je me suis demandé à quelle année exactement se passait toute cette histoire, car voir des élèves habillés de cette manière m’a un peu laissé pantois. J’aurai dit année 70/80, mais c’est vrai qu’il y avait déjà la technologie, les problèmes et l’ouverture d’esprit de notre époque… C’est donc un partie pris ou alors la monde en Angleterre que je ne connaîtrais pas. Soit.

CONCLUSION

J’ai eu du mal à démarrer cette série, mais je pense qu’elle reste à voir pour son panel de personnage haut en couleur mais aussi pour les réelles problématiques (harcèlement de rue, orientation sexuelle, harcèlement scolaire, etc…), qui sont malheureusement toutes d’actualité et ce, plus que jamais.

Note : 7/10

J’ai du mal à rester tranquille sur mon canapé et à être à l’aise en regardant cette série. C’est personnel mais c’est pour ça que je n’irai pas au-delà de 7. La fin de la saison 2 est également une déception pour ma part, car c’était très attendu et jusqu’à maintenant, l’histoire était un tant soit peu original à faire des croches-pattes à tous les clichés. Dommage.

A voir avec la saison 3 où ça nous mène.

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