Scott Pilgrim – Edgard Wright

J’ai essayé de regarder ce film deux fois, avant que ce ne soit la bonne.

Il ne m’a pas plu les deux premières fois, déjà parce que je n’ai regardé qu’une vingtaine de minutes voire moins à chaque fois et parce que je regardais la VF qui, à mon sens, est absolument abominable.

J’ai réitéré l’expérience parce que je suis un peu plus dans le monde du jeu vidéo, de l’anime et de toute cette culture « geek » et que je pouvais rentrer dedans plus facilement.

Synopsis : Scott Pilgrim n’a jamais eu de soucis pour avoir une petite amie. Tombeur de ses dames, il a même plus de difficulté à s’en débarrasser que pour les avoir à ses côtés. Il va rencontrer Ramona Flowers, son nouvel amour avant de s’embarquer pour elle dans une histoire burlesque : Il va devoir confronter et vaincre ses sept ex maléfiques afin de pouvoir prétendre à devenir son petit copain officiel.

Film réalisé par Edgard Wright, connu pour sa manière décalée de réaliser ses films.

Il a notamment réalisé Shaun of the Dead (2004), célèbre film comique de zombie, ainsi que Hot Fuzz (2007) et Le Dernier Pub avant la fin du monde (2013). Série de film (appelée Blood and Ice Cream Trilogy) mettant trois acteurs en lumière en commun (Simon Pegg, Nick Frost et Bill Nighy). C’est des nanars assumés, bon pour le moral.

J’étais de bonne humeur, voulant rire plus que pleurer (normal me direz-vous) alors ce film est plutôt bien passé, je dois l’avouer !

Je vous le dis directement, si vous n’êtes pas branché Comics, Mangas, Jeux vidéo, Arcades, ce n’est pas un film pour vous. Sans doute feriez-vous une crise d’épilepsie si vous n’aimez pas ce genre-là. Il n’y a que des références donc si vous ne les avez pas, vous risquez fortement de vous ennuyer, ou de trouver ça totalement aberrant, au choix.

Film qui est d’ailleurs une adaptation du comics du nom éponyme Scott Pilgrim. (écrite et dessinée par Bryan Lee O’Malley entre 2004 et 2010)

La force de ce film est qu’il assume tous ses partis pris. Un rythme et un montage très rapide, avec des effets kitchs et des bruitages venus du monde geek. C’est ce qui peut faire autant sa force que son plus gros défaut. Au bout d’un moment, on a mal au crâne.

Le film sait parfaitement où il va puisque les connaisseurs verront facilement la trame narrative : enchaîner les ennemis (les sept ex maléfiques), les vaincre et arriver jusqu’au dernier ; le Boss final. C’est marrant de voir le cheminement jusqu’au bout et de voir comment va se passer chacun des combats pour ensuite monter d’un niveau.
Il n’y a que très peu de suspens dans ce film et de toute manière, ce n’est pas le but. Malgré le rythme puissant, rapide et fort, le scénario est d’une platitude infâme. C’est vide de sens et d’intérêt. Mais bon, c’est quand même sacrément drôle et le rythme des vannes est contrôlé.

La diversité des personnages est intéressante. Du premier amour, au pervers narcissique, entremêlé par les coups d’un soir et les jumeaux maléfiques, on a une palette aussi grande que le choix des personnages dans les jeux de combat en 1v1, non sans rappeler Street Fighter ou encore Mortal Kombat. Cependant, l’intérêt au fur et à mesure des combats s’essouffle puisqu’ils ne s’avèrent pas si différents des uns des autres, même si les acteurs qui défilent, eux, sont bons (mais moins que dans les autres films où ils peuvent apparaître, puisqu’ils ont ici des rôles qui ont pour but d’être extravagants et peu dans le « vrai ») (Michael Cera, Jason Schwartzman, Anna Kendrick, Brie Larson ou encore Chris Evans.)

C’est avant tout l’originalité de la réalisation qui va nous titiller notre intérêt et qui va nous faire apprécier cette œuvre audiovisuelle. Il y a une prise de risque énorme de la part de Edgard Wright que de nous proposer un film comme celui-ci.

CONCLUSION

Vous aimez la culture GEEK, Weeb ? Well, foncez ?

Note : 6/10

Un bon divertissement, original de par sa réalisation, son identité visuelle et son rythme. Ne comptez cependant pas sur un scénario palpitant et incroyable car il est tout simplement vide de sens. Et puis, j’ai bien rigolé… Donc pourquoi pas ? Mais si vous faites un AVC après visionnage, je vous aurai prévenu.

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