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O.N.G. ! – Iegor Gran

Je l’avais dans ma bibliothèque sans le savoir, car il appartient à mon copain. Je cherchais quoi lire et m’a proposé celui-ci, en me disant « tu vas vraiment l’adorer! ». J’ai lu la quatrième de couverture sans être vraiment conquise, mais ayant terminé La vérité sur l’Affaire Harry Quebert, le peu de page dans celui-ci m’a convaincu. Autant essayé car il semblait simple et efficace.

Synopsis : Dans un seul et même bâtiment, deux ONG (La Foulée Verte et Enfances et Vaccins) se partagent malgré eux les locaux.
Pensant honorer une cause plus noble de l’autre, une guerre éclate pour de basses raisons…

C’est un tout petit livre. Un livre que j’ai lu en un jour, en deux heures.

Comme dit précédemment, le résumé au dos du livre m’avait laissé perplexe. Je ne comprenais pas vraiment où ça allait et ce que ça pouvait bien dénoncer ou prendre à parti.

J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, malgré le fait que ça démarre tout bêtement avec l’arrivée du personnage principal dans une des ONG, ce qui permet quand même à l’histoire de rapidement nous mettre dans le contexte des bureaux des ONG. C’est lorsque la guerre éclate et que les actions me semblent toutes plus immatures les unes que les autres que le livre a réussi à me captiver.

Nous suivons tout le long de l’histoire un jeune homme bègue, nommé Julien, qui souhaite avoir un stage dans une ONG bien précise : La Foulée Verte. Elle défend l’écologie, les pingouins et les arbres.

Nous avons donc le point de vue de cette ONG tout le long.

Nous rencontrons par la suite Enfances et Vaccins, qui défend les enfants du tiers monde, les pauvres, les humains.

On comprend rapidement que les raisons pour lesquelles Julien et ses compères de La Foulée Verte sont bancales. Ils ont plus ou moins tous fait une erreur grave concernant les animaux, l’écologie et n’ont rien trouvé de mieux que d’assouvir leur culpabilité en travaillant pour une ONG. 

(Typiquement Julien qui crève un chat pour amuser la galerie, et ne comprend, en profondeur, pas pourquoi ce qu’il a fait est très grave.)

Ils ont bien évidemment, RIEN À FOUTRE de la cause d’Enfances et Vaccins, et envoient un ramassis d’insultes racistes, misogynes et bien d’autres à leur égard.

Quant à l’ONG Enfances et Vaccins, c’est un peu le même procédé. On ne connait aucune des raisons des personnes qui travaillent pour celle-ci à la différence de La Foulée Verte, mais ils tiennent un discours et des actions terribles pour l’écologie.

Toute l’histoire est basée sur une guerre qui monte crescendo, où toutes actions et paroles sont plus stupides les unes que les autres. Ils défendent bec et ongle leur cause sans penser aux autres ni aux conséquences.

Ça nous montre la connerie de l’Homme qui pense défendre une cause plus importante que d’autres causes. Chaque cause doit être l’égal de l’autres et il faut le respecter.
L’Homme est montré foncièrement mauvais, car c’est ce qu’il est lorsqu’il a de la culpabilité et une cause juste et honorable à défendre pour cacher ses mauvaises facettes. 

Un passage qui m’a fait peur et qui m’a outrée. Lors d’un assaut final, une femme noire d’Enfances et Vaccins se retrouvent bloquée et enfermée dans la salle avec les stagiaires de La Foulée Verte. Julien essaye d’arrêter de fumer (pour le bien de la planète) mais garde un paquet de Malboro dans sa poche arrière. La femme est une prisonnière et est donc poignets attachés dans le dos. Elle est insultante envers ses ravisseurs et très provocatrice dans ses paroles. Sans réfléchir, Julien va tout simplement descendre sa jupe, déchirer son collant et la violer, sous les applaudissements de ses collègues.
Et oui, Julien est un homme fort car au lieu de craquer pour fumer, il a fait taire une femme qui parlait trop, et en plus, une noire.

CONCLUSION

J’ai adoré lire ce livre. Il fait énormément réfléchir sur les différentes causes à défendre, sur la connerie humaine, sa culpabilité et sa « sauvagerie ».

Note : 8/10

Facile à lire, efficace dans sa dénonciation. Ne passe pas du tout par quatre chemins. Un très bon livre à lire. Mais attention ! On perd vite foi en l’humanité après lecture.

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