Critiques,  LIVRES

La Vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joël Dicker

Je n’ai pas grand-chose à dire (car je suis aussi plus apte à parler d’un film ou d’une série) plutôt que d’un livre où je me sens un peu moins légitime d’en parler. J’en parle simplement car j’aime lire sans pour autant m’y connaître dans son écriture et sa production.

Mon copain m’a conseillé ce livre qu’il avait lu il y a déjà quelques années de cela. J’ai lu la quatrième de couverture et ça ne m’avait pas vraiment plu. Du moins, la grosseur et la lourdeur du livre m’en avait dissuadé… Mais une fois qu’on a plus grand-chose à lire, on lit ce qu’on a. Je me suis donc tourné vers lui, lorsque je commençais à avoir une heure de route le matin et une heure de route le soir pour aller au travail.

Synopsis : Marcus Goldman, jeune écrivain en pleine expansion, n’arrive plus à écrire après la réussite de son premier bouquin. A quelques semaines de l’échéance pour rendre son second livre à son éditeur, une affaire éclate : Harry Quebert, son mentor lorsqu’il était étudiant, grand écrivain reconnu et respecté dans tout le pays, est accusé d’avoir tué Nola Kellergan en 1975, une jeune fille de 15 ans avec qui il aurait eu une liaison. Marcus croit en l’innocence de Harry, son seul ami et décide de se rendre sur les lieux du crime pour mener son enquête.

Pour vous dire mon impression juste après avoir finir le livre ; j’ai adoré. J’ai passé un super moment, j’ai toujours été contente de reprendre là où je m’étais arrêté, et toujours hâte de connaître la suite des évènements. C’est un bon polar qui maitrise très bien son intrigue et son suspense jusqu’au bout.

C’est facile à lire, pas prise de tête. Mais justement, je dirai même ; pas assez prise de tête. Je m’explique.
A mon sens, il manquait d’approfondissement des personnages et de logique sur certaines actions.

Joël Dicker nous décrit les personnages en deux temps. Ils peuvent être stupides, beaufs, riches, heureux ; on apprendra forcément que c’est tout l’inverse. Ça fonctionne la première, deuxième puis troisième fois, mais à la longue, on comprend où il veut en venir et je pense que les lecteurs ne sont plus dupes.

Ce qui, à vrai dire, m’a le plus plu, c’est les conseils d’écriture que j’ai réellement pris pour moi. Chaque chapitre équivaut à un moment intime entre Marcus et Harry et donc à un conseil sur comment être un écrivain, ou du moins, comment penser comme un écrivain et comment ne pas avoir la maladie de la page blanche. J’ai trouvé certains des conseils pour les idiots de première (mais c’est tout à fait personnel) comme j’ai eu des moments de réflexion intense grâce à d’autres. J’ai réellement utilisé certains conseils et pu reprendre quelques écrits grâce à ce bouquin.

CONCLUSION

J’ai adoré lire ce livre même si j’ai eu un moment de respiration entre les deux je n’ai pas eu de mal à me remettre rapidement dedans. Il est facile à lire, ne prend pas la tête. Tout est clair et je dirai que si vous aimez être dirigés et qu’on vous répète les choses afin que l’information rentre bien dans votre tête, alors vous avez votre petit bijou.

Mis à part le petit tacle, l’histoire est prenante, on a réellement envie de savoir qui a tué Nola Kellergan.

Note : 7,5/10

Un super livre que je conseille à ceux qui veulent lire quelque chose pour se divertir et non pas pour réfléchir. On se laisse porter par les écrivains (autant Joël Dicker que Marcus et Harry) que par l’histoire d’amour interdite.

Prix Goncourt 2012

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