Critiques,  SERIES

Fleabag (S1et2) – Phoebe Waller-Bridge

Mon cousin m’a parlé de cette série lors de sa sortie. Je n’avais pas trop compris de quoi ça parlait, il m’avait dit que c’était la vie d’une anglaise…. Mais encore ?

Lorsque j’ai eu Amazon Prime Video, j’étais ravie de pouvoir la démarrer, et déçue d’apprendre qu’elle n’avait que deux saisons de six épisodes de 20 minutes seulement. Mais c’était déjà ça de pris !

Synopsis : Tenant en solo un café après la mort accidentelle de sa meilleure amie et complice, Fleabag essaye de garder le cap dans son quotidien malgré le deuil, la colère qu’elle cache derrière une répartie cynique et cinglante.

Pour la petite anecdote, cette série est née grâce à un défi entre Phoebe Waller Bridge et un ami à elle. Celui-ci la mise au défi de réaliser un sketch de quelques minutes et de le présenter en stand-up ; chose qu’elle réalisa haut la main, grâce à la création du personnage de Fleabag. Voyant que les gens étaient réceptifs à son histoire et son charisme, l’idée de faire une série suivie.

J’ai beaucoup apprécié regarder cette série, mais j’ai eu aussi beaucoup de mal à la terminer en un temps record. Je me suis fait la saison 1 en deux jours mais la saison 2 en regardant un épisode par jour.  
J’ai trouvé l’ambiance hyper glauque et comme le personnage joué par Phoebe Waller Bridge vous parle en cassant le quatrième mur, on ressent dix fois plus l’effet glauque des histoires que la pauvre femme vit sans cesse.

Cette série m’a vraiment, par moment, donné la nausée. Un surplus de malheur, d’enchaînement de mauvais choix, mauvaises actions, ou encore rencontre avec son stupide beau-frère pervers qui avaient le don de me donner de l’urticaire. C’est pour ça que j’ai décidé de calmer le rythme de visionnage pour la saison 2 et ne pas me sentir étouffée, plutôt que de rusher sans profiter.

Même si je commence à parler de cette série en négatif, il faut savoir que c’est une série quand même originale, qui casse les codes. J’ai rarement vu une série où le personnage principal nous parle réellement en tant que spectateur ou encore un prêtre qui… Bref.

Nous pouvons voir un personnage principal qui ne reflète pas la caricature de la femme un peu conne et potiche à qui il n’arrive que des merdes dans la vie. C’est une femme forte et indépendante, qui a un caractère – certes de cochon mais caractère quand même-, qui sait qui elle est et qui sait se faire entendre. Malheureusement, elle a une putain de vie de merde. Elle n’a pas de chance (ou elle a un mauvais karma ?) : Entre son père qui l’ignore dès que sa femme est là, cette dernière qui s’amuse à la provoquer et la descendre plus bas que terre, sa sœur qui peut être insultante envers elle simplement car elle est jalouse, son beau-frère qui est un taré pervers manipulateur et ses amants qui ne lui amènent pas forcément que de l’amour, elle se retrouve un peu perdue dans tout ça.

Après, l’entourage n’a pas forcément plus de chance qu’elle : son père a perdu son épouse, sa belle-mère est jalouse des deux filles car elles ont les gènes de sa mère qu’elle a du mal à faire oublier auprès des autres, sa sœur trouve que Fleabag est plus charismatique qu’elle et qu’elle a une meilleure vie, son beau-frère essaye de mettre sa femme en cloque mais elle fait une fausse couche sans qu’il le sache… Bref, c’est un joyeux petit monde que nous avons là.
Mais ce qui a déclenché le malheur dans la vie de Fleabag, c’est la mort de sa partenaire, sa meilleure amie, sa moitié. Elle est morte d’une façon ridicule et en découle d’une action de Fleabag. Du coup, elle culpabilise et ne s’autorise plus vraiment d’avoir de la joie dans sa vie. Du moins, elle essaye mais elle a du mal.

Ce qui est bien avec cette série, c’est qu’on a pas vraiment les codes des séries humoristiques et on ne s’attend pas, ni aux dialogues ni au réel fond des personnages que nous pouvons croiser tout au long des saisons. C’est loin d’être une série qu’on regarde en famille, avec des enfants ou des gens dépressifs.

Bon, et ok, j’avoue que j’ai regardé à toute vitesse la saison 2 parce que je savais que mon acteur préféré (avec Benedict Cumberbatch) se trouvait être un des personnages secondaires des plus importants : Andrew Scott, qui joue « the hot priest ». J’ai pas du tout été déçue, mais je vais me retenir sinon je pourrais écrire trente pages sur ô combien je l’ai trouvé à tomber. Et c’est pas le but d’une critique.

Je peux cependant comprendre que certaines personnes ne se sont pas du tout accroché à ce genre de série, qui sort de l’ordinaire.
On peut se sentir écrasé par la vie que mène Fleabag même si elle tient de la fiction, il peut y avoir quelques situations redondantes et il arrive d’être rapidement irrités par des personnages précis (dès que je voyais le beau-frère arriver, j’avais envie de zapper le moment).

CONCLUSION :

C’est une série qui change de ce qu’on peut voir d’habitude. J’adore que le personnage joué par Phoebe Waller Bridge s’adresse à nous et j’ai adoré avoir cette sensation de faire partie de l’histoire

Note : 7,5/10

J’ai tout de même eu une sensation de lourdeur, comme si la vie de Fleabag arrivait à déteindre sur la mienne tant elle avait de malheur dans la sienne. Beaucoup d’humour et de légèreté dans un sens, mais le cynisme était bien trop présent pour sentir cette légèreté.

Elle vaut quand même le coup d’être vue.

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