American Vandal S1 – Tony Yacenda, Dan Perrault et Dan Lagana

Vraiment pas chaude pour commencer cette série. J’en avais entendu beaucoup parler et visiblement elle valait le coup, mais j’avais essayé un épisode (pas entier, certes) et ce n’était vraiment pas mon truc. Ces histoires de bite, ça m’amuse pas du tout.
ET BEH QUEDAL, LA VIEILLE EST REVENUE SUR SES PAROLES. Intriguée par la réalisation de pseudo documentaire, j’ai finalement passé le cap du premier épisode et j’ai regardé la saison 1 en trois soirs.

Pas de spoiler ici !

Synopsis : Un inconnu a vandalisé 27 voitures avec des dessins phalliques, à la bombe de peinture rouge. Dylan Maxwell, élève connu pour être le cancre du lycée est alors expulsé pour être l’auteur de ces crimes, sans réelle preuve. Deux lycéens décident de réaliser un documentaire et mènent leur enquête. Le présumé coupable serait en réalité innocent… Mais alors, qui est le véritable auteur du crime ?

Bande annonce VO

Sortie en 2017 sur Netflix, cette série est une totale parodie des documentaires criminelles puisqu’on part sur un crime à base de bites et de cancre totalement con. Seulement, c’est de la même manière que les zombies passant en second plan dans The Walking Dead que les bites passent au second plan dans American Vandal. On rigole, on sourit au début car c’est nouveau puis on se retrouve à regarder l’enquête au premier degrés alors que l’intégralité de cette série est basée sur la parodie et l’exagération.

Il y a une réelle enquête, une véritable histoire et une véritable timeline à suivre et à compléter afin d’avoir le fin mot de l’histoire. Il y a seulement 8 épisodes de 30 minutes seulement, autant vous dire qu’on ne la sent pas passer et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

La réalisation est folle, on se croirait dans un documentaire authentique à la manière de Making a Murderer de Laura Ricciardi et Moira Demos. Le rythme est bon, le sujet est bien traité et surtout très bien amené. Certes, c’est assez folklorique mais ils ont réussi à amener une touche de sérieux qui nous happe et nous garde en haleine tout le long de la saison.

Les acteurs sont incroyables et jouent le naturel aussi bien qu’on croirait que s’est filmé en temps réels et que tout est improvisé. D’ailleurs, je soupçonne sincèrement qu’ils avaient qu’une trame à suivre et qu’ils devaient en quelque sorte improviser pour faire plus « vrai ».

Le seul truc qui, malheureusement me faisait oublier que ce n’était pas des acteurs, c’était la présence de Griffin Gluck, acteur secondaire dans Locke and Key (Et si vous avez lu la critique sur cette série, VOUS SAVEZ) qui était l’un des deux vidéastes qui menaient l’enquête. Mais le panel d’acteur est relativement inconnu et c’est une très bonne chose pour nous faire croire la réalité des évènements, aussi loufoque soient-ils.

J’ai trouvé le personnage de Dylan Maxwell très attachant et très intéressant psychologiquement parlant. Je pense qu’on a tous connu dans notre jeunesse un jeune qui y ressemblait. Il y a une certaine justice au niveau de l’écriture des personnages. Peut-être que le réalisateur Tony Yacenda a voulu retranscrire l’Amérique réelle, telle qu’elle est. (Pas comme dans Thirty Reasons Why, par exemple.)

Malgré le fait d’avoir vraiment adoré suivre cette enquête, me faire surprendre par les rebondissements divers et variés des épisodes, je me suis retrouvée un peu déçue par la fin. Outre le fait que toute l’histoire soit totalement logique et je comprends même le parti pris de ne pas avoir été totalement clair sur qui est réellement le coupable, j’ai été déçue.

L’intensité de la réalisation, de l’histoire fait qu’on mérite d’avoir une fin claire et brutale et pas forcément une fin aussi douce.

CONCLUSION

Une réalisation bien menée, un scénario intelligent et dénonciateur de la justice, de l’Amérique et des réputations, des acteurs qui arrivent très bien à jouer le réel, nous avons une petite pépite qui mérite d’avoir pas mal de saison. Humour parfois lourd et beauf, mais c’est le style de la série. Il y a une balance correcte entre l’humour et le sérieux.

Note : 8,5/10

Saison 1 que j’ai préféré à la 2. J’ai visiblement moins de problèmes avec des dessins phalliques qu’avec le caca. Vous comprendrez dans la critique de la saison 2, qui ne saurait tarder…

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