Banana Fish – Akimi Yoshida

Aujourd’hui est un jour spécial… Car je vais enfin démarrer les critiques d’animes ! Et oui, depuis ma passion pour Naruto depuis mars dernier, j’en ai depuis enchaîné plusieurs.
Je voulais démarrer avec un petit anime de seulement une saison et 24 épisodes, qui est beaucoup moins connu qu’un Fairy Tail ou un Dragon Ball.
Je veux vous parler de Banana Fish, manga (1985-1994) crée par Akimi Yoshida et adapté à l’écran par le studio MAPPA en 2018. 
Classé dans la catégorie Shojo (ciblé adolescentes), je trouve qu’il caresse les limites avec la catégorie Seijin (adulte) et qu’il n’est pas du tout fait seulement pour les jeunes filles. VRAIMENT PAS.
J’ai entendu parler de cet anime quelques fois, prônant une belle histoire et une fin marquante… Je me devais de vérifier par moi-même.

SPOILER APRES LA CONCLUSION

Synopsis : Lors de la Guerre du Viêt Nam en 1973, un soldat américain, prit d’une folie, se met à tirer sur ses camarades. L’un d’eux s’ayant mis à l’abris arrive à l’immobiliser en lui tirant dans les jambes. En s’effondrant, deux mots sortent de sa bouche : Banana Fish.
Ash Lynx est un jeune chef de gang en plein New York, au milieu des années 1980. Se baladant dans les petites ruelles sombres, il croise un homme semblant fuir la mort. Une fois au sol, il lui tend un pendentif, lui chuchotant une adresse située à Los Angeles avant de mourir en prononçant « Banana Fish » …

Je n’avais pas vu de trailer ni lu de synopsis avant de me lancer dans le visionnage. J’avais juste entendu parler de cette fin spéciale, qui m’avait donnée envie d’aller jusqu’au bout de l’histoire.
Pour être honnête, je pensais être barbée au bout de quelques épisodes seulement, car j’avais entendu parler aussi d’une histoire d’amour (yaoi) et c’est vraiment la dernière des choses qui me passionnent dans les séries que je regarde. Eh bien, quelle surprise ! Effectivement, il y en a une, mais c’est loin d’être le sujet principal de cet anime. C’est d’avantage un bon gros thriller qu’une belle histoire d’amour.
Il y a deux trames principales, qui se chevauchent. D’un côté, nous suivons Ash à la recherche de la signification de ce mot « Banana Fish » et de l’autre, nous avons cette histoire de lien qui se créait entre ce dernier et un jeune photographe japonais nommé Eiji.
L’histoire devient à la fois belle et complexe, parfois même poétique. Ce sont deux hommes qui, malgré leurs âges similaires, n’ont pas du tout la même façon de vivre et pourtant…

Agréablement stupéfaite que d’être dans un anime mélangeant histoire de gang, de drogue, de politique et d’amour. J’ai été prise dans l’histoire dès le premier épisode. Les mots « Banana Fish » ont l’aspect d’un MacGuffin. Même si on peut facilement deviner ce dont il s’agit en tant que spectateur quasi omniscient, il n’en est pas de même pour les personnages. C’est d’avantage suivre les aventures et les recherches des personnages qui va plaire, plutôt que donner une identité propre à ce fameux Banana Fish.

J’ai d’avantage aimé car ça me changeait un peu d’univers. Habituée aux mondes comme Naruto Shippuden ou HunterXHunter ou tout le monde à des pouvoirs magiques et plein de chakra, c’était le premier anime qui avait cette allure de série purement action dramatique.

Même si l’histoire de Banana Fish ne serait pas la même sans cette histoire d’amour/amitié entre Eija et Ash, je trouve qu’elle reste tirée par les cheveux. Pourquoi ? Déjà parce que ce pauvre Eiji sort de nulle part et qu’il se retrouve dans ce merdier (et qu’il y reste cet idiot !) sans le vouloir. « Au mauvais moment, au mauvais endroit » est littéralement l’expression parfaite pour représenter le commencement de toute cette histoire.
Autrement, l’histoire concernant Banana Fish, de près ou de loin, reste une trame de déjà vu mais qui fonctionne. On veut vite savoir la suite et le fin mot de l’histoire.

L’écriture de l’histoire est peut-être parfois bancale, mais celles des personnages est tout de même bien ficelée et approfondie. Je pouvais détester certains personnages et les aimer à la fin. Ah, et le background d’Ash m’a bousillé de l’intérieur.
Akimi Yoshida a voulu nous montrer la collision entre deux mondes complètement différents. L’un est américain, ayant vécu une terribles enfance entre drogue, cartel et viol, tandis que l’autre vivait une belle et merveilleuse vie au Japon jusqu’à un accident qui ne lui permettait plus d’exercer son sport favori, se tournant donc par la suite vers la photographie.
Il y a pas mal de dénonciation autour de la société américaine (notamment avec le port de l’arme) ainsi que sur l’éducation, la politique et la société japonaise.

Petite aparté concernant l’opening et l’ending, qui, même si elles changent en cours de mi-saison restent super belles et lourdes de sens si nous y sommes attentifs.

Quant à la fin de cette histoire, elle aurait pu clairement m’achever si je ne m’y étais pas préparé. Mais comme je m’étais préparé au pire, ça ne m’a pratiquement pas fait d’effet. Bon, je l’ai eu à retardement (oui, j’en ai rêvé deux jours de suite et ça m’a mise mal pendant 2 jours entiers). Même si je n’ai pas eu l’effet escompté, c’est la plus belle fin qu’on pouvait me donner. C’est une fin logique et qui est parfaitement bien écrit et bien amenée.

CONCLUSION

C’est un anime que je vous recommande grandement. L’histoire de fond comme de forme est très intéressante et surtout, bien écrit malgré quelques facilités concernant la rencontre entre Ash et Eiji, qui pour moi semble toujours autant être tirée par les cheveux. Rien que pour la fin, je vous dis sincèrement que ça vaut le coup.

Note : 8/10

Une petite pépite que je recommande à tous les curieux. Evitez cependant de le regarder si vous avez un cœur sensible, auquel cas je ne suis pas garante pour vous ramasser à la petite cuillère à la fin, bien à vous.

SPOILER SPOILER

Pour la petite anecdote qu’une amie m’a raconté sur la série, après la mort d’Ash à la bibliothèque, plusieurs fans sont venus déposer des bouquets de fleurs. Car oui, cette bibliothèque existe vraiment… Et vous, ça va ?

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